Les murs ont la parole, balades et photos.

"Il y a des endroits qu'on aimerait garder pour soi. Les cacher, les préserver du monde, de l'affluence, des bruits de la ville. C'est bien simple, gravir (facilement), en semaine, la pente douce qui mène au sommet de la Butte aux Cailles (elle culmine à 63 m), offre un délicieux sentiment d'apaisement et… de culpabilité. L'école buissonnière? Oui, c'est un peu ça. La ville et ses accélérations sont ici en vacances, tenues à distance. Respectueusement. La faute aux ateliers d'artistes, aux rues encore pavées peu propices aux déplacements motorisés, aux petits pavillons fleuris qui donnent l'impression de rentrer à la maison, dans une jolie banlieue. Pour autant, le village n'est pas endormi. Ce petit bout de Gentilly, couvert de champs, de vignes et de moulins jusqu'au milieu du XIXe siècle, a connu un passé laborieux. La Bièvre, rivière aujourd'hui souterraine, a encouragé l'installation de nombreuses activités (qui ont causé sa perte): triperie, teinturerie, tanneurs… Celle qu'on surnommait «la Grande Dame» vit encore dans le cœur des «Cailleux», nom donné aux habitants de la Butte, qui rêvent de la voir refaire surface.

Les artistes et les épicuriens de tout poil ont remplacé les écrivains qui, jadis, venaient s'encanailler dans les tavernes du quartier. Aujourd'hui, les «Cailleux» rêvent encore de voir la Bièvre refaire surface dans ces rues pavées, où l'imagination des uns et la fantaisie des autres s'expriment sans retenue."

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Les graffitis de l'artiste plasticienne Miss Tic.

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Et puis, il s'est mis à pleuvoir. Direction les portes ouvertes des Frigos, ateliers d'artistes.

"A l'occasion des portes ouvertes 2013 des Frigos Paris 13°, le public aura la primeur de la visite des nouveaux ateliers du 20 rue Primo Lévi Paris 13°, qui leur seront adjacents.
Récemment installés dans 4000 m2 de locaux obtenus en restitution des terrains pris aux Frigos, artistes, artisans, et entreprises de la création viennent compléter les activités du site préexistant.

Ce lieu atypique désormais inscrit dans l'histoire parisienne, où travaillent 200 personnes, demeure l'enfant terrible que sa marâtre ville de Paris gère du bout des doigts depuis 10 ans malgré l'excellente disposition des locataires."

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Sortie/photos avec Elise Hardy, photographe à l'agence Gamma-Rapho.