L'art du bain : le modèle oriental...

Si la médecine chinoise s'attache avant tout à la gestion de l'énergie interne et à sa bonne circulation pour éviter tout blocage générateur de pathologies et/ou surpoids, elle ne néglige pas pour autant l'aspect externe des choses. Une tradition plusieurs fois millénaire traite des soins du corps.
Dans les monastères zen, la salle de bains est l'un des trois lieux de silence du temple. Le moine doit s'y concentrer sur l'élimination de la poussière séculière qui s'accumule si facilement sur lui au quotidien - au sens propre comme au sens figuré, bien sûr.
Les impératrices chinoises disposaient de véritables traités relatifs à l'embellissement. Et, Confucius lui-même, pourtant peu suspecté de frivolité, a dit : "On doit soigner l'extérieur comme l'intérieur. Une peau de tigre ou de léopard ne se distingue pas d'une peau de chèvre ou de brebis si le poil en est raclé."

Les marchés orientaux regorgent encore aujourd'hui de produits de beauté ancestraux à base de plantes ou d'ingrédients inattendus - voire un brin rébarbatifs - et l'art du bain est répandu dans tout l'orient.

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Les bienfaits du bain

Un bain chaud (38°) dilate les pores de la peau et favorise l'élimination des toxines. Il détend également les muscles et permet, s'il est pris en fin de journée, de faire une coupure entre les heures de travail et la soirée à la maison.

Quand on sort d'un bain chaud, la chaleur du corps diminue graduellement, imitant ainsi le processus naturel d'endormissement (quand on s'endort, la température du corps diminue peu à peu). Pour cette raison, mieux vaut prendre son bain une heure ou deux avant de se coucher.

Il faut savoir faire du temps de la toilette une pause déstressante.

Un temps pour soi. (à suivre)