Le 31 janvier, je terminais mon post  "Mincir avec philosophie" sur la question suivante : Que puis-je pour moi-même?

Les jours se sont écoulés avec les soubresauts saisonniers habituels autour de ce sujet.

Aujourd'hui je prends la liberté de poser certaines questions  symboliques concernant le corps, objet de toutes les attentions et de toutes les intentions à cette période de l'année.

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peinture de Pranas (ICI)


L'abus des analogies sémantiques trompeuses?

Les analogies sémantiques relatives au poids sont presque toujours ambivalentes. Ainsi , on dira d'une personne qu'elle est forte, ou que c'est quelqu'un "de poids" , une personnalité "importante" , tous termes qui sont plutôt valorisants. Ne parlait-on d'ailleurs pas au XIX° siècle, d'un "ventre de propriétaire", symbole d'opulence et de respectabilité.

On remarquera cependant que cette confusion entre assise sociale et embonpoint s'applique plus facilement aux hommes qu'aux femmes. Ainsi on dira plus souvent d'un homme qu'il est "fort" et d'une femme qu'elle est tout crûment "grosse"- l'expression "une forte femme" désignant une maîtresse femme plutôt qu'une femme un peu enrobée.

Les fausses bonnes excuses

Certains d'entre nous ont été littéralement programmés pour grossir par leur éducation. Tordons le cou une bonne fois pour toutes aux idées reçues! Car, encore une fois rien ne nous oblige à marcher, à céder.

Voici quelques exemples de fausses bonnes excuses couramment évoquées.

Faire plaisir ou ne pas faire de peine

On ne mange pas pour faire plaisir, que ce soit à sa mère, à son mari ou à ses amis. De même, il est parfaitement licite - et censé - de ne pas finir une assiette trop remplie, et de ne pas se resservir même si "je vais devoir jeter". Il faut savoir s'arrêter de manger avant d'avoir l'estomac trop plein.

C'est l'heure

On ne mange pas parce que "c'est l'heure". Même s'il est souhaitable, dans le cadre d'une  hygiène de vie bien comprise, de prendre des repas relativement réguliers. Avant tout, écouter les signaux de son  corps. Ex : derrière un repas copieux pour le déjeûner, est-il vraiment nécessaire de recommencer le soir ?Bien définir la sensation d'avoir faim ou avoir envie de manger.

La prépartion des repas

Non, il n'est pas inévitable, encore moins indispensable de manger une portion généreuse du plat que l'on prépare, sous prétexte de  goûter. Il s'agit là, une fois de plus, d'une fausse bonne excuse.

"Il n'y a pas de magasins près de chez moi"

Sous-entendu : je suis obligée de me nourrir de pizzas congelées et de pâtes, donc je ne peux pas adopter une alimentation saine.

La nécessité de prendre des forces

Cette fausse bonne excuse est particulièrement pernicieuse, car s'il est vrai que la nourriture est énergie, ce n'est en l'occurence que la partie apparente de l'iceberg. Considérer la nourriture comme carburant essentiel du corps est un piège car cela incite à penser que tout effort exceptionnel nécessite un apport supplémentaire de nourriture.

"J'ai un appétit d'ogre"

On remarquera à ce propos que l'emploi du terme "dévorer" n'est pas péjoratif, surtout lorsqu'il concerne un homme. Les mères de garçons s'enorguellissent souvent de "l'appétit" d'ogre" de leur garçon.

"Cest l'âge, le moment du mois" etc...

Ne vous laissez pas prendre aux théories affirmant qu'il est normal d'augmenter sa ration calorique en période prémenstruelle, ou au moment de la ménopause. En fait, c'est un prétexte commode. La ménopause, par exemple, est une étape naturelle de la vie d'une femme. Sauf problème particulier, notre organisme est programmé pour passer le cap sans dommage... et sans prise de poids. En revanche, ce temps correspond à un bilan de l'existence. Si l'on n'en est pas satisfait, peut s'installer un laisser aller. C'est une période de changement de vie. La meilleure preuve est que toutes les femmes de cet âge ne grossissent pas. Ne pas généraliser est indispensable.

Ces pistes et questions symboliques sont importantes et font partie d'une introspection à mener avant d'entreprendre un quelconque "travail" sur son poids. Se faire aider m'apparaît sage voire indispensable.