En réfléchissant à son comportement alimentaire DSC_0111 (2)et en rectifiant certaines habitudes...

"Prendre des risques pour devenir propriétaire de soi"  Marcel Rufffo

Les aliments nourrissent aussi bien le corps, l'esprit que le coeur. Les émotions liées à l'acte de manger doivent être identifiées et gérées.  La quantité et qualité de la nourriture rassasient autant que le plaisir que l'on a eu à manger.

Lorsque l'on absorbe une nourriture peu agréable au goût,  il peut alors se déclencher frustration et manque. Le besoin de réconfort est très fréquent dans les compulsions alimentaires.

Pourquoi mange-t-on de manière inconsidérée?

  • Pour se faire du bien après une contrariété ou une colère.
  • Sous l'effet d'un sentiment de vide ou de tristesse.
  • Sous l'emprise d'une anxiété.
  • Après un sentiment d'insatisfaction.
  • Quand on a le sentiment d'avoir plus donné que reçu.
  • En réactivité, pour se révolter, après une contrainte (ex : si quelqu'un surveille notre façon de manger.

Le problème est aggravé par le fait qu'exercer un contrôle sur sa nourriture empêche d'obtenir le réconfort de celle-ci. Alors apparaissent la culpabilité et la honte d'avoir craqué et ces émotions négatives font manger encore plus.

Hypothèse de réflexion :

  • Reconnaître les émotions qui nous font manger (les écrire).
  • Rechercher les désirs qui se cachent derrière ces émotions, s'attacher à les comprendre et à les prendre en considération.

Il faut réordonner totalement son rapport à la nourriture.

  • Apprendre à bien différencier les sensations de faim réelles (physiologiques) et l'envie de manger.
  • Faire la paix avec la nourriture : ne plus penser qu'il y a du meilleur et du bon dans les aliments caloriques et de mauvais aliments maigres et permis.
  • Apprécier ce que l'on s'autorise au lieu de se focaliser sur ce dont on se prive.
  • Repérer et apprendre à ressentir son  seuil de satiété (celui-ci ne s'obtient qu'à partir de 15 à 20 minutes de mastication).
  • Retrouver le plaisir gustatif (saveurs passant par le palais) et l'intuition alimentaire.
  • Savoir se réconforter simplement en cas d'envie de manger (ex : une boisson chaude, un fruit etc...)

Une bonne éducation nutritionnelle, la rééducation comportementale de l'acte de manger, la déculpabilisation, la satisfaction des sens ailleurs que dans la nourriture, la diversification de la pensée en cas de compulsions, sont autant de moyens pour que cet acte fondateur de l'Homme, MANGER, ne constitue plus une menace pour son bien être.

Trouver ou retrouver le plaisir d'être en forme (non en formes) en bonne santé, performant et créatif. Le plaisir ce n'est pas la finalité mais le voyage : le voyage c'est la reconquête de soi.  (à suivre)