DSC_0106Nombre de personnes attribuent à leur hérédité ce qui n'est en fait que le résultat de la transmission, de génération en génération, de comportements alimentaires défectueux. Notre patrimoine génétique n'est que très peu responsable de ce problème, cependant que les habitudes culinaires familiales, ethniques, sociales et autre ont une place prépondérante dans nos attitudes face à la manière de nous alimenter.

La société pléthorique

Une société au sein de laquelle règne l'abondance est plus propice aux comportements alimentaires aberrants et à la surnutrition qu'une civilisation produisant à peine de quoi nourrir correctement ses membres, les tentations y sont plus nombreuses.

Il fut un temps, voici quelques années, où certains se mélèrent de vouloir déifier les corps "débordants", à grand renfort d'articles réclamant un droit à la différence... Hypothèse de réflexion : n'est-ce pas au fond  le but à atteindre ?

Le commerce et la grande distribution ne sont pas en reste, avec leur propension à proposer - comme par hasard - des contenants énormes et des promotions du type trois pour le prix d'un. La publicité ne manque jamais une occasion de nous inciter à goûter telle ou telle friandise...

L'abus des analogies sémantiques trompeuses

Les analogies sémantiques relatives au poids sont presque toujours ambivalentes. Ainsi, on dira d'une personne qu'elle est "forte", ou que c'est quelqu'un "de poids", une personnalité "importante" tous termes qui sont plutôt valorisants. Ne parlait-on d'ailleurs pas au XIXè siècle, d'un "ventre de propriétaire", symbole d'opulence et de respectabilité ?

On remarquera cependant que cette confusion entre assise sociale et embonpoint s'applique plus facilement aux hommes qu'aux femmes. Ainsi, on dira plus souvent d'un homme qu'il est "fort"... et d'une femme qu'elle est tout crûment "grosse" - l'expression "une forte femme" désignant plutôt une maîtresse femme qu'une femme un peu enrobée.